un jeu de plateau simple pas à pas avec Inkscape

Dans ce document, un jeu de plateau simple, sans prétention pour découvrir les bases de Inkscape.

Un brouillon

La première démarche consiste à travailler sur papier, pour définir la forme générale du jeu. Si comme dans ce cas il s’agit d’un jeu de parcours avec un dé, type serpent ou jeu de l’oie, il faut d’abord des règles précises, et définir le déplacement. Si on utilise un dé à six faces, le chiffre moyen obtenu par un lancer est 3. Le parcours moyen se fait donc en un nombre de coût égal au nombre de cases divisé par 3. Si on ajoute des cases pièges, qui obligent à retourner en arrière ou à attendre, on retarde d’autant le parcours.

Le crayonné est rudimentaire. Sur le côté, j’ai mis la palette de couleurs qui doit servir pour le jeu, pour les illustrations et les titres.

Nous allons maintenant exécuter le logiciel Inkscape. C’est un logiciel de dessin vectoriel, comme illustrator ou Corel Draw, mais qui est libre et peut donc être téléchargé et utilisé comme vous le souhaitez. Par défaut, il ouvre une feuille A4. Nous allons modifier le format du document.

format du document

utiliser menu>propriétés du programme Inkscape

Dans fichier>propriétés, nous faisons apparaître un menu détaillé :

les propriétés du fichier inkscape : taille, paysage,

Comme il s’agit d’un document destiné à l’impression, on a intérêt à choisir le millimètre comme unité par défaut, puis un format A2 ou A3, et une présentation en paysage.

importer l’image et créer un calque

Nous allons maintenant importer l’image scannée. Avec fichier>importer une image. On choisit « lier » pour ne pas alourdir le fichier. Cela signifie que le fichier créé dans la première étape n’est pas incorporé au fichier vectoriel et n’alourdit pas inutilement votre fichier Inkscape. L’inconvénient, c’est qu’il ne faut pas déplacer un fichier sans penser à déplacer l’autre !

le dessin préalable importé

Avec Maj+Ctrl+L, on fait apparaître la fenêtre des calques. En appuyant sur « + », on crée un nouveau calque. On en profite pour renommer les calques. C’est assez inutile dans ce cas, car il y en aura peu, mais c’est un bon réflexe !

créer un nouveau calque

Dessiner le parcours avec des courbes de Béziers

utiliser l'outil plume pour tracer le chemin

On utilise ensuite les courbes de Béziers en repassant l’image sur le calque créé. Il suffit dans un premier temps de cliquer sur quelques points espacés pour dessiner grossièrement le contour. On affinera ensuite.

un dessin grossier avec l'outil courbes de Béziers

Pour affiner, on utilise un autre outil, qui nous aidera à faire de jolies courbes.

arrondir les courbes - éditer les points nodauxAvec cet outil, lorsque vous vous approchez d’une courbe, vous voyez apparaître une main. En maintenant le doigt appuyé sur le bouton droit de la souris, vous pouvez arrondir la courbe. Cela fait apparaître les points nodaux, sur lesquels vous pouvez jouer pour que les arrondis n’apparaissent pas cassés. Sur l’illustration ci-dessous, vous verrez un point rouge. C’est en le bougeant avec la souris que vous pouvez modifier la courbe. Vous pouvez la modifier aussi directement en vous approchant avec la souris. Lorsque le curseur apparaît sous forme de poing, vous pouvez la transformer.

C’est déroutant quelques minutes, mais ça devient vite intuitif !

les points nodaux permettent d'affiner les arrondis

le parcours fini

Définir la taille du contour et la couleur du fond

Dans le menu objet>remplissage et contours, vous trouverez les éléments pour appliquer une couleur ou un dégradé. C’est le moment de penser à la palette que nous avons rattachée à l’image de départ, pour éviter de partir sur un trop grand choix !

Pour cela, on utilise la pipette, sur le menu vertical à gauche, et on sélectionne la couleur qui nous intéresse.

le menu remplissage et contours

Notez que la croix permet de ne pas avoir de fond, ou de ne pas avoir de contour.

Profitons-en pour détailler le menu conceptuel des courbes de Béziers

  1. Ajouter ou retirer un point nodal. Avec la méthode que je propose, et qui consiste à commencer de façon grossière et à affiner progressivement, on retire souvent des points ;
  2. Fusionner deux points, ou séparer deux points
  3. Définir le type de courbe. La première proposition permet d’avoir des courbes très diverses, mais parfois irrégulières. C’est celle que j’utilise en priorité. Les suivantes donnent des arrondis parfait. Cela peut-être utile lorsque le jeu tourne de façon régulière.

Coloriser les cases

En utilisant à nouveau les courbes de Béziers, on trace à nouveau les cases. La loupe peut être utile pour ne pas déborder. Avec la pipette, on sélectionne des couleurs sur la droite, que l’on place avec l’outil pot de peinture. Le pot de peinture ne remplit pas la forme comme le ferait le même outil avec un logiciel type photoshop ou Gimp. Il crée une forme qui s’inscrit dans la case, mais pourra ensuite être modifiée. Il se peut que le remplissage s’accompagne d’un contour. Dans ce cas, il faut retourner sur le menu « remplissage et contours » et cliquer sur la croix du menu contour pour faire disparaître ce contour.

Poursuivre

Il est ensuite possible d’ajouter des cliparts. Je vous conseille le site : http://openclipart.org/ qui en propose un grand nombre libres de droit. Vous pouvez aussi importer le fichier dans Gimp et travailler les textures, les illustrations, etc.

Pour découvrir d’autres options, nous pouvons poursuivre avec un contour blanc, avec la même méthode que celle qui nous a servi à dessiner le serpent.

Pour les zones à l’intérieur, j’ai dessiné des formes courbes, toujours avec les courbes de Béziers. Ensuite, avec le menu chemin, j’ai choisi « différence ». La forme initiale est ainsi découpée par celle du dessus.

Le contour blanc peut se trouver au dessus du jeu et le cacher. Nous voulons le faire passer à l’arrière plan. Pour cela, nous le sélectionnons et utilisons le menu contextuel sous la barre de menu.

Les choses s’accélèrent.

Copier la forme blanche ou plutôt la dupliquer (Ctrl + D). Retirer le contour, et remplir avec un gris assez soutenu. Faire passer à l’arrière plan. Vous avez ainsi une ombre… mais une ombre artificielle. Avec la commande « Éditer le nœuds ou les poignées de contrôle d’un chemin », modifier la forme légèrement.

Ensuite, utiliser le menu remplissage et contour en jouant légèrement sur l’opacité, et encore plus légèrement sur le flou, pour que l’ombre ne ressemble pas à un effet powerpoint.

Dans le menu fichier, sélectionner exporter. Choisir la page et exporter en 300 ppp, sur le format choisi au départ.

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