L’uberisation de la formation – une intervention de Stéphane Diebold

Hier matin, se tenait porte de Champerret le iLearningForum. J’ai assisté dans la matinée à deux présentations. Celle de Sylvain Vacaresse sur l’innovation dans les institutions de formation et celle de Stéphane Diebold, consacrée à l’uberisation de la formation.

Stéphane Diebold nous explique en quelques mots le phénomène Uber, que personne n’a vu venir. Les taxis étaient présentés il y a encore quelques années comme un bon investissement. Uber a changé les règles du jeu, ajouté un peu de convivialité standardisée, et ringardisé le modèle ancien. D’autres domaines où les professionnels pouvaient se sentir protégés du fait de leur licence, ou d’un droit à exercer se font aussi « uberiser ». Stéphane Diebold nous donne l’exemple de la coiffure et nous démontre comment nous pourrions nous faire coiffer par nos voisins, si peu qu’une plateforme l’organise. La coupe soignée de Stéphane Diebold nous indique qu’il fait quant à lui appel à de vrais professionnels ! Le diplôme n’est plus un bouclier qui protège des « nouveaux entrants ».

Ce qu'est l'uberisationDans la formation, la KhanAcademy, les Moocs, ou Kokoroe, qui donnent la possibilité aux amateurs d’enseigner, sont des exemples d’uberisation. Un amateur enthousiaste vaut largement l’expert blasé. Celui qui est encore émerveillé par le résultat d’une équation saura peut-être davantage transmettre cette flamme qu’un professeur patenté. Surtout s’il est noté par ses clients sur toute une série de critères.

Et c’est ainsi que chacun peut devenir une star, et bousculer les modèles en place, être « disruptif », donc. Et pour faire de l’argent, plusieurs pistes existent. Le freemium : beaucoup de choses sont gratuites, mais pour aller plus loin, il faut payer. Ou la vente de données : la personne qui se forme donne beaucoup d’informations qui peuvent intéresser des entreprises qui lui proposeront leurs services.

uber_2Stéphane Diebold insiste beaucoup sur la vitesse des changements. Le collaboratif devient nécessaire. Le sachant ne dispose plus du savoir comme d’un capital dont il tirerait des intérêts… Le « sachant » est d’abord quelqu’un qui organise son savoir, c’est quelqu’un qui veille.

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